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66 TIRAGE : « les cartes se chargent de nous » - 2

Les TAROTS sont un instrument que l’on doit charger soi-même. LE MAT, par exemple. C’est un gars qui porte d’une façon bizarre un poids dans sa besace. Qu’est-ce qu’il y a dedans ? C’est à chacun de répondre le meilleur. Il y a des personnes qui vont dire : ses excréments ou des graines ou une réponse merveilleuse, IL porte l’essentiel ou IL porte le vide. Comment on va le charger ?

Stratégie :
lecture de 3 arcanes majeurs. C’est le consultant qui dit ce que les cartes représentent pour lui.

Lecture pour François :

LA JUSTICE LE DIABLE LE PENDU

A – qu’est-ce que c’est pour toi LA JUSTICE  ?
François – c’est ce qui est équilibré, la bonne action au bon moment et à la bonne place, la sérénité, la perfection et le fait de savoir trancher.

A – et LE DIABLE ?
F – c’est comme un magicien qui amène la conscience, il est inattendu, il a du positif et du négatif, des choses cachées, une part d’ombre et aussi une part de lumière, il est très ambivalent
A – et LE PENDU ?
F – il se fait sa propre prison
A – maintenant répète tout ce que tu as dit en disant « moi, je »
F – moi je suis serein, équilibré, en harmonie et je tranche parfois. Je suis ambivalent car je suis conscient et j’ai une part d’ombre et des choses à résoudre et la possibilité de le faire et je suis moi-même le créateur de mes limites.
A – on a utilisé ta projection pour faire la lecture. Il y a d’autres possibilités à voir là :

Donc nous avons une ambivalence et devant cette ambivalence LE PENDU ne peut pas choisir. Il y a 3 personnages qui ont les bras derrière le dos et qu’est-ce qu’ils ont derrière le dos, est-ce qu’ils sont attachés, est-ce qu’ils cachent quelque chose ?
F – ils ont les mains dans le dos car elles sont sales, salies par le travail manuel.
A – le total fait VIII. Il y a un poids très fort de LA JUSTICE dans tout cela. Si LA JUSTICE agissait sur LE PENDU qu’est-ce qu’elle ferait ?
F – elle couperait la corde ou le cou ou les arbres et LE DIABLE brûlerait la corde du PENDU ou LE PENDU. LA JUSTICE couperait l’arbre pour abolir les limites et LE PENDU serait dépendu. LA JUSTICE agirait sur LE DIABLE en coupant la corde des petits bonshommes et LA JUSTICE mettrait chacun des deux personnages dans sa balance et rétablirait l’équilibre si l’un est plus lourd que l’autre.
A – tu vois, peu à peu on arrive au meilleur de toi.

Maintenant fais une question qui n’a rien à voir avec ces cartes.
F – « serait-il bon pour moi de partir et de quitter la France ? »
A – réponse : tu fais cette question quand il y a 3 personnages attachés et quand l’épée de LA JUSTICE coupe vers le passé mais pas vers l’avant. Avant de partir de la France il faudrait se demander qu’est-ce qui m’attache à la France, de quel attachement je veux fuir. Je dois résoudre cela avant de partir. Pense à résoudre tes problèmes, ne pense pas à partir.
Mais c’est ma pure projection ! On pourrait dire aussi que tu es persécuté par les lois, attaché à des passions sans pouvoir rien faire : il faut s’en aller. Il faut faire attention à qui on le dit et qui le dit.

Lecture pour Isabelle, avec les mêmes cartes :

LA JUSTICE LE DIABLE LE PENDU

Alexandro : qu’est-ce que c’est pour toi LA JUSTICE ?
Isabelle : c’est me donner ce dont j’ai besoin, LE DIABLE c’est accepter de sortir les passions et LE PENDU c’est méditer.
A – tu vois que LE DIABLE a une position inverse du PENDU, donc il y a une contradiction entre sortir les passions et méditer. Selon la position des cartes on se donne ce que l’on mérite, on sort ses passions et après on arrête, on médite, donc on empêche la passion de continuer à s’exprimer.
Isabelle – ou bien on intègre la passion à la méditation, c’est une manière de la maîtriser. Je vais mettre la passion qui est une énergie dans le vide de la méditation, c’est une énergie qui s’adresse à soi-même.

Isabelle – il faut peut-être une quatrième carte pour répondre ?

LE PAPE

A – Le thème dont tu parles est très différent de celui de François. J’essaie de démystifier la lecture du TAROT par rapport aux personnes qui savent tout. En réalité c’est toujours un acte projectif et il faut savoir aller vers quelque chose de positif à la fin.

Tu voudrais Te donner ce que tu mérites. C’est bien. Si c’était mon cas je dirais que je veux me donner la pure conscience, car je mérite d’être conscient. A ce moment là je vois ma créativité sans peur, je n’ai pas peur devant LE DIABLE et l’animalité, la sexualité arrive. On se rend compte que l’on a un côté animal et on ne le réprime pas. C’est pour cela que l’on médite et non pas pour maîtriser la passion. On médite pour la libérer et lui donner sa qualité spirituelle dite par LE PAPE. Dans LE PAPE l’autre existe, dans LE DIABLE l’autre n’existe pas libre. On pourrait interpréter comme cela aussi.
On pourrait interpréter aussi que tu as commis un forfait, LA JUSTICE va commencer à penser à toi, tu as une culpabilité de ce que tu as fait et donc il faut que tu médites et il faut que tu ailles te repentir dans LE PAPE.

Est-ce que tu as une question à faire ?
I – « Pourquoi cette tristesse au fond de moi ? « 
A – Parce qu’on ne t’a pas donné ce que tu mérites, on a refoulé tes passions, on t’a empêché de méditer et le Père a été manquant.
Il faut avoir du courage quand on lit les TAROTS pour dire ce que l’on pense. On peut se tromper mais il faut oser.

Il y a des personnes qui en te parlant ne te regardent pas : ce sont des personnes qui n’ont pas été regardées par leurs parents, elles ne savent pas fixer leur regard car leurs parents n’ont pas fixé leur regard sur elles. Quand on a peur du regard des autres c’est que le regard des parents est douloureux, critique. Quand enfant on se sent critiqué on sait que l’on n’est pas aimé parce que l’amour c’est un sentiment dépourvu de critique. Si tu critiques tu n’aimes pas, tu joues ton jeu mais tu n’aimes pas. La pensée amoureuse ne critique pas, c’est une pensée qui comprend.

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